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Contre Alzheimer, la médiation animale à l'EHPAD de Gaillefontaine
Pour réveiller quelques souvenirs de ses pensionnaires atteints de la maladie d'Alzheimer, le contact avec les animaux montre ses bienfaits à l'EHPAD de Gaillefontaine.



L’EHPAD de Gaillefontaine fait de la médiation animale avec ses pensionnaires ©L’éclaireur – La dépêche
Par Matéo Lhernault Publié le 27 Nov 23 à 11:31
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Chiens, lapins, cochons d’inde, perruches et même un curieux lézard sont venus enchanter, pour quelques heures, les couloirs de l’EHPAD de Gaillefontaine le mardi 14 novembre. Avec eux, les jeunes de la maison familiale et rurale (MFR) en classe de CGESCF (baccalauréat professionnel d’élevage canin et félin) ont pourvu à leurs besoins.
De l’émotion au souvenir

Cette drôle d’équipe n’est pas venue pour une visite de courtoisie, mais bien dans un cadre thérapeutique. C’est Syndie Bellette, assistante de soins en gérontologie qui nous explique les bienfaits de la « médiation animale » : « Le contact avec les animaux peut faire remonter des souvenirs aux malades atteints d’Alzheimer par les émotions qu’ils procurent. ». Et d’attester : « Aujourd’hui, on a une dame qui a eu les larmes aux yeux en caressant un lapin, qui lui a rappelé celui qu’elle avait plus jeune. ».

Pas besoin d’ être neurologue pour comprendre que le contact animal et la joie qu’ils procurent activent des émotions qui, si elles ont déjà été vécues, rendent possible le souvenir. Si on peut reprocher que les animaux ne sont pas la seule source d’émotion disponible, on répondra qu’elles sont presque toujours agréables. Une méthode douce, en somme.

Chloé Mametz, formatrice à la MFR ajoute : « Émotionnellement la médiation animale joue évidemment son rôle, mais on remarque aussi des améliorations sur la motricité des personnes malades. ».
Les jeunes se réjouissent

Pour les élèves de la MFR, la visite rendue à l’EHPAD est aussi une source de contentement. Benjamin se réjouit : » Ça se passe très bien, et puis ça fait plaisir de faire plaisir. Personnellement, j’avais hâte de venir ici, ça change de ce qu’on fait en cours. ». Sans attendre la première sortie scolaire pour lever (enfin) le nez des cahiers, les futurs bacheliers voient dans leur visite à l’EHPAD une finalité à leur formation d’éleveurs.

Qu’ils rappellent des souvenirs aux uns, ou tracent un avenir aux autres, sans nous en apercevoir, nos animaux ont bien des pouvoirs.